Ecrits et cris

Mes textes, nouvelles, chroniques, extraits de roman, mes activités d'auteur et celles d'écrivain public

16 novembre 2007

Maquette

Je vous présente en avant-première la maquette de couverture de mon deuxième roman, La perte, sur le point de paraître chez Editeur Indépendant. Je suis très fière de l'illustration qui a été réalisée par Eric Ligonnière, et sur laquelle j'ai aussitôt "flashé" : il a eu la gentillesse de m'autoriser à l'utiliser.

couverture

Merci à lui car l'émotion qui se dégage de ce tableau ne peut à mon avis qu'inciter les éventuels lecteurs à acheter le livre : j'espère qu'ils trouveront le contenu à la hauteur, et que le ramage se rapportera au magnifique plumage !

N'hésitez pas à découvrir le travail d'Eric Ligonnière en cliquant sur le lien correspondant.
 

Posté par porteplume à 13:24 - Mes textes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


05 novembre 2007

Des idées de cadeaux !

Vous cherchez un cadeau original pour un enfant de 4 à 11 ans ?
Vous avez trouvé !

Je vous propose des contes à personnaliser à partir d'un questionnaire simple que vous renseignerez en quelques minutes. Ce conte sera saisi sur des pages de couleur, illustré, et le titre contiendra le prénom de l'enfant. Vous avez le choix actuellement entre trois histoires différentes, une pour les 4/7 ans et deux pour les 8/11 ans.
En voici des extraits en avant-première :

Léo chez les Inuits :

Comment lui était-il venu à l’esprit d’utiliser ce mot inconnu et dont le sens lui échappait ? Quel étrange pouvoir l’avait conduit jusque là ? Mais il n’était plus temps de se poser toutes ces questions. Soit il entrait dans la pièce qu’il entrevoyait, soit il rebroussait chemin en courant… et il n’obtiendrait jamais de réponse. Il échangea un long regard avec son fidèle compagnon à poils, et d’une main tremblante mais décidée, il poussa le panneau de bois sculpté. Une assemblée disparate occupait tout l’espace, une vaste salle au plafond voûté, meublée de canapés profonds et de sofas de velours moelleux auxquels étaient accolées de petites tables basses où se bousculaient verres et carafes : assis ou debout, des hommes et des femmes de tout âge et de tout style discutaient et riaient. A l’arrière-plan, près d’une haute bibliothèque, Léo crut reconnaître l’homme qui l’avait accueilli, mais il n’en était pas sûr. Que représentait cet endroit ? Que faisaient tous ces gens ? S’agissait-il d’une réunion secrète ? D’un club? D’une secte bizarre ?

Léo et les Sherpas

Le vent soufflait, venant de la mer. Léo remonta d’une main la fermeture éclair de sa parka et de l’autre tira légèrement sur la laisse de Bilbo, qui s’attardait à humer toutes les odeurs que la tempête essayait de lui voler. Mais son maître semblait vouloir écourter la promenade, ce soir, sans doute à cause de la pluie qui menaçait. Bilbo résista quelques secondes, puis se laissa entraîner.

Cependant, alors que Léo s’apprêtait à reprendre le chemin du retour qui s’éloignait de la plage, Bilbo fut attiré par un arôme inattendu, et il freina des quatre pattes. Il avait beau être un teckel aussi haut que trois pommes, son obstination parfois lui permettait de faire preuve de la même force qu’un terre-neuve. Léo le connaissait bien et il s’arrêta aussitôt.

- Qu’est-ce qui te prend, Bilbo ?

Le teckel lui lança un regard éloquent et se dirigea sans hésiter vers la source des effluves inconnus, son petit maître à sa suite. La nuit était tombée depuis une bonne heure et le quartier était sombre. On entendait le ressac et les rafales du vent qui s’engouffraient dans la ruelle. Quelques fenêtres éclairées découpaient des rectangles jaunâtres sur les trottoirs. Bilbo avançait, déterminé, vers une impasse parallèle à la plage, à demi cachée par des lauriers centenaires. Il marchait le museau à ras du sol, complètement concentré sur sa quête olfactive, les oreilles traînant dans la poussière. Léo, un peu agacé, allait rebrousser chemin lorsque le chien s’arrêta net, devant une sorte de cabanon grossièrement construit, mélange de parpaings, de briques et de planches, mais soigneusement clos par une épaisse porte métallique. De toute évidence, l’odeur tant convoitée provenait de derrière cette porte, car Bilbo y avait collé sa truffe et en respirait avec extase le moindre fumet. Léo le laissa quelques minutes s’en repaître puis, sentant les premières gouttes s’écraser sur son visage, donna un léger tiraillement à la laisse en disant :

- Allez, Bilbo, on rentre !

 

J'espère que cela vous donnera envie de les commander : n'hésitez pas à prendre contact avec moi au 0612556728 ou sur borie.cathy@wanadoo.fr...ou sur ce blog évidemment !


Posté par porteplume à 15:47 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 novembre 2007

Conte de Noël

Il y a une surprise sur le site de Pataglou : ce n'est pas seulement une nouvelle histoire...Pour ce conte de Noël, intitulé "L'incroyable Noël de Jules", plusieurs nouveautés : une autre illustratrice, Isabelle Desternes, qui a su rendre avec délicatesse la magie un peu spéciale de cette histoire dans le graphisme sensible de ses dessins mais surtout dans l'harmonie de ses couleurs ; l'absence de Pataglou, qui ne pouvait se permettre de faire des infidélités à Sylvaine et qui donc se met très provisoirement en retrait...mais en revanche, toujours la possibilité de personnaliser le conte en modifiant le prénom de l'enfant et d'autres détails que le questionnaire joint permet de préciser. J'espère que les enfants qui liront ou écouteront cette histoire seront transportés, à l'instar de Jules le héros, dans un monde incroyable et empli de belles choses...Je ne peux évidemment qu'encourager tous les parents, grands-parents, oncles, tantes et autres parrains et marraines à commander ce conte sur Pataglou.essaicom !!!

Posté par porteplume à 22:44 - Histoires pour enfants - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2007

Des nouvelles de Pataglou

Pataglou est en train de devenir un personnage incontournable du monde des enfants : les articles se multiplient dans la presse pour jeunes mamans, et "La classe maternelle", une revue pédagogique très lue par les enseignants, lui a même fait l'honneur de ses colonnes...ce qui a boosté les ventes de l'automne !
Et il y a encore 6 histoires qui attendent d'être publiées, dont une qui le sera pour Noël...Marion, qui est à l'origine du projet, Sylvaine, l'illustratrice, et moi-même l'auteur, sommes évidemment très fières de notre "bébé".
Et nous avons d'autres idées derrière la tête...mais c'est encore un secret !!!!
En attendant, je vous encourage à vous exemples_de_personnalisation_p1_pour_CPrendre sur le site Pataglou.com et à découvrir les aventures de notre héros.

Posté par porteplume à 10:57 - Histoires pour enfants - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 septembre 2007

Séance de dédicaces

J'ai le plaisir de vous informer que je dédicacerai mes deux derniers ouvrages parus, "Femmes, fêlures et folies" et "Qui cherche la lune ne voit pas les étoiles" le mardi 23 octobre à partir de 18h à l'Hôtel Stella di Mare, route des Sanguinaires à Ajaccio. Une souscription est lancée sur le site du Manuscrit pour le premier et le deuxième est en vente sur Lulu.com. Si vous n'avez pu vous les procurer, quelques ouvrages seront en vente le jour de la signature.

Posté par porteplume à 15:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 septembre 2007

Mon nouveau roman LA PERTE

"

Elle est seule. A jamais. C’est du moins l’impression qu’elle a. Le coup est venu d’où elle ne l’attendait pas. Philippe, celui sur qui elle pensait pouvoir s’appuyer à vie, non à cause d’une trop grande confiance en elle-même et en ses pouvoirs, mais de par la certitude qu’il était invincible, qu’il avait depuis longtemps compris que sa force apparente servait à camoufler toutes ces fragilités cachées et qu’elle les lui dévoilerait un jour. Ce jour était arrivé mais il était parti. Elle se retrouve désarmée, impuissante, ravagée par sa propre douleur et surtout l’impossibilité de la juguler. Le seul qui pourrait la consoler est justement celui qui a provoqué cette détresse, et ce scénario la laisse hébétée. Les larmes coulent sans jamais se tarir mais ne soulagent rien. Des gouffres sans fond, qu’elle n’avait jamais soupçonnés, s’ouvrent devant elle à chaque lever du soleil, quand la mémoire de la réalité lui revient, et elle s’endort chaque soir sur leurs rives, avec la certitude terrifiante d’y être à nouveau engloutie au matin. Quand elle a appris qu’il l’avait remplacée par Julie, le chagrin, dont elle pensait avoir atteint le fond, l’a complètement submergée. Quelque chose s’est brisé dans sa vision de la vie, de sa vie avec Philippe. Mais cela n’a pas pour autant atténué la souffrance, cela ne l’a pas dégagée de ces images de lui auxquelles elle se raccroche. Elle patauge dans des sables mouvants et plus elle essaie de s’en dépêtrer, plus elle s’y enfonce. Plus rien n’a de sens, elle a envie de se laisser aspirer par cette force gluante qui l’étreint, aucun secours de toute façon ne viendra de nulle part. Quelque chose a dû lui échapper et elle ne sait pas quoi. Les questions sont inutiles désormais et cependant elles les retournent dans sa tête pour ne pas devenir folle, les mots sont encore une fois une aide, bien piètre mais réelle. Alors elle lui écrit, elle le supplie, elle l’interroge, elle l’invite, elle l’insulte, elle l’appelle. En vain. Elle décide alors d’écrire par le menu, comme si elle en faisait l’autopsie méticuleuse, une journée de sa vie telle qu’elles sont toutes plus ou moins depuis qu’il est parti. Elle s’y emploie dès qu’elle a trop mal. Il faut qu’elle se fasse à l’idée qu’il ne reviendra pas, lui dit-il. Mais elle, justement, la seule idée qui la retient en vie, c’est d’imaginer qu’il se trompe, et que, un jour, il comprendra son erreur, et qu’il reviendra vers elle."


Voici un extrait de ce roman qui devrait paraître en décembre ou janvier chez Editeur Indépendant. Ce n'est pas le dernier que j'ai écrit mais les aléa du calendrier font que ce sera le dernier publié. Je lui garde de toute façon une tendresse particulière : j'ai commencé à l'écrire à un moment de ma vie, il y a un an, où tout semblait parfaitement normal, et pendant sa rédaction de grands bouleversements ont eu lieu, que j'ai inclus dans le récit, qui l'ont coloré de leurs émotions et qui ont influé sur le déroulement de l'histoire. Les ondes de choc se répercutent encore dans mon quotidien, et bien que le roman soit fini, l'histoire de la vraie vie n'a pas fini de s'écrire. Peut-être que, à sa parution, un autre chapitre s'ouvrira...

Posté par porteplume à 19:40 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 septembre 2007

Du nouveau sur Pataglou.com

J'ai le plaisir de vous annoncer la publication en ligne de trois nouvelles histoires de Pataglou ! Pataglou et Hugo sont malades
                   Pataglou et Hugo au zoo
                        Pataglou et Hugo à la plage
Vous trouverez aussi sur le site des cartes d'invitation à l'effigie de Pataglou, et bientôt un jeu de cartes style "jeu des sept familles" dont Pataglou sera le héros évidemment, des albums de coloriage, et, encore en projet, un livret pédagogique élaboré à partir des contes. Vos enfants vont se régaler ! En tous cas, Sylvaine, la dessinatrice, Marion, l'éditrice, et moi l'auteure, nous prenons beaucoup de plaisir à construire ce petit monde... Vous devriez commencer à trouver dans la presse des articles concernant le monde de Pataglou : il va finir par devenir célèbre !

Posté par porteplume à 16:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 septembre 2007

Nouvelle vie

IMG_0197
Voilà que commence une nouvelle vie. Plus d'horaires, moins d'obligation, tout mon temps pour me consacrer à écrire, pour moi et pour les autres. Je peux aussi profiter de mon petit jardin, du soleil sur la terrasse, de la mer en face...Quelle veinarde, allez- vous dire ! Et je ne vous contredirai pas. J'apporte juste une nuance : pour la fonctionnaire que j'étais depuis trente-trois ans, les nouveaux repères doivent se mettre en place petit à petit. Ecrire ne me semble pas un vrai travail, même si je le fais dans le cadre de ma profession d'écrivain public et que dans ce cas je réponde à une commande, je choisis le moment et c'est déjà une grande liberté...qui m'étourdit un peu !

Il me faut donc apprendre à gérer ce temps qui semble élastique, et pour l'instant le meubler, car les missions ne se bousculent pas encore : ma principale occupation est donc de faire ma promotion, distribuer des affiches, coller des annonces, bref me vendre, et ce n'est sûrement pas ce que je fais le mieux !

J'ai hâte de pouvoir clamer ici que je suis débordée, que je ne sais plus où donner de la tête...car finalement je crois que je travaille encore mieux dans l'urgence !

Posté par porteplume à 17:07 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 septembre 2007

Ateliers d'écriture

J’ai enseigné pendant trente ans avant de m’engager dans la profession d’écrivain public, et c’est tout naturellement que j’ai eu envie de proposer parmi mes prestations des ateliers d’écriture pour les enfants... et pour les adultes.

Pourquoi poursuivre dans ce contexte une activité qui semble d’emblée réservée plutôt à celui de l’enseignement ? Outre la transmission de mon plaisir d’écrire, j’y vois plusieurs raisons.

La première n’est pas la moindre, et je suis bien placée pour en mesurer toute la portée : sortir l’écriture de l’école, lui ôter son aspect astreignant et obligatoire pour lui redonner tout son pouvoir de jeu et de création, montrer qu’au-delà de ses contraintes inévitables elle est un formidable moyen d’expression et qu’elle peut revêtir des formes multiples qui n’ont que peu à voir avec la traditionnelle rédaction du collège ou le pensum de l’école primaire sur le thème « racontez vos vacances ».

La seconde découle indirectement de ce constat : écrire, c’est aussi communiquer. Montrer aux enfants que l’écriture est autre chose qu’un devoir, leur faire prendre conscience qu’un autre qui compte pour soi, d’une façon ou d’une autre, va lire ce que l’on a écrit, que les mots jouent des rôles, et pas toujours les mêmes, qu’ils se prêtent à différentes émotions, qu’ils évoquent des images, des idées, mais aussi qu’ils existent aussi par eux-mêmes et que l’on peut s’en servir comme de jouets toujours à disposition pour interpeller l’autre en face et partager quelque chose avec elle ou lui.

Enfin, et cela est sans doute le moteur de l’existence de notre profession, la troisième raison est un peu plus politique, au sens large du mot : il s’agit de favoriser une plus juste répartition de ce pouvoir que donnent les mots et leur maîtrise. Qui niera que l’aisance rédactionnelle aide à l’intégration sociale et professionnelle ? Qui contestera le fait que l’accès à la culture générale est grandement facilité par l’éloquence tant verbale qu’écrite ? Plus tôt les enfants possèderont cette adresse, plus vite ils sauront jongler et prendre du plaisir à le faire avec les mots, plus ouvert sera pour eux le monde.

Pour conclure, je voudrais préciser qu’il n’est pas question pour moi de me substituer au rôle des enseignants ( je viens à peine d’en sortir et je l’assume entièrement !) mais justement de le compléter, d’aborder un autre versant de l’acte d’écrire.

Cela dit, j’aimerais beaucoup savoir comment mes consœurs et confrères envisagent cette expérience, pour celles ou ceux qui l’ont tentée, car finalement je l’aborde avec, pour l’instant, mon seul vécu d’enseignante, et ma vision est peut-être très inexacte. C’est donc avec intérêt et curiosité que j’attend vos témoignages sur ce thème : les ateliers d’écriture pour enfants.

Posté par porteplume à 20:21 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 août 2007

De l'autobiographie à la fiction

Il semble assez banal que l'autobiographie, ou pour le moins une fiction qui s'en inspire largement, soit la première approche de celui ou celle qui se lance dans l'écriture...En tous cas, je n'ai pas échappé à cette règle si tant est qu'elle en soit une. Sans doute que l"émotion est plus facile à cerner, à décrire, si elle a été vécue. Ou bien alors le nombrilisme de celui ou celle qui cheche à être lu(e) le ou la conduit-il aussi à s'interroger sue ses propres labyrinthes...On encore le premier livre fait-il office de thérapie, de recherche personnelle...Toutes ces hypothèses ont chacune leur part de vérité sans doute.
Toutefois, il arrive un moment où le reflet de soi-même ne suffit plus à combler ce que l'on cherche dans l'acte d'écrire...et je crois que j'y suis arrivée. Je ressens de plus en plus le besoin de créer quelque chose d'imaginaire, qui n'a rien à voir avec ce que je suis à première vue, même si je sais bien que je ne serai jamais dégagée vraiment de ce qui fait que je suis moi et que j'écris. Pourtant, je ne parviens pas à franchir le pas, je me disperse, je ne trouve pas le point de départ qui m'emporterais dans une histoire à raconter...
Quel est le déclic qui me ménera vers cette aventure-là ?

Posté par porteplume à 14:51 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »