15 juillet 2007
Question
Une petite réflexion matinale que je vous livre telle qu'elle m'est venue pendant que je mangeais une tartine en regardant la mer : l'écriture m'a beaucoup aidée à vivre ces derniers mois, elle m'a maintenue en vie et dans la vie. Mais , à la longue, si de la vie il ne me reste que l'écriture, est-ce que ce n'est pas l'écriture elle -même qui va m'empêcher de vivre ?
Commentaires
Je suppose que l'écriture relève davantage de la médecine douce que de la drogue dure, et que l'ajustement se fera de lui-même quand ça ira mieux. C'est peut-être que je ne PEUX pas voir l'écriture comme une aliénation - j'aime trop lire pour ça!
recentration
Et je dirais même plus...c'est plus une recentration qu'une aliénation ! Mais justement, est-ce que cela n'empêche pas d'aller vers les autres ? La lecture est aussi une passion pour moi, et elle opère les mêmes effets : se tourner vers soi pour se poser des questions ou découvrir des mondes. Sans doute que, comme vous le dites, l'ajustement se fera à terme : mais ne le retardè-je pas en cherchant au dedans ce que me refuse le dehors ?
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